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 Près de chez moi quand même [Libre à qui veut!]

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Terada Shigeru
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Nombre de messages : 107
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Date d'inscription : 03/02/2009

MessageSujet: Près de chez moi quand même [Libre à qui veut!]   Lun 18 Mai - 23:33

Ben oui. Shigeru n'était pas tout à fait chez lui —du moins dans ce qu'on appelait son "chez lui" désormais, un effrayant appartement petit mais surtout désespérément vide—, mais ne s'en trouvait pas si loin non plus. À vrai dire, il se balladait dans la grande bulle qui englobait son "chez lui", si l'on préfère. Il était donc un peu chez lui. Près de chez lui. Près de chez lui quand même...

Shigeru s'offrait une petite marche sans but précis sous un ciel printanier d'un bleu agréable et dans le clair d'un jour blanc, jaune et vert, des couleurs qu'il aimait tant quand elles étaient tendres, quand elles étaient celles offertes par la nature qui l'entourait... Après tout, ce quartier riche n'était pas si mal. L'environnement détendait un peu, et comble de soulagement, quelques papillons y passaient, tout légers, de temps en temps, surtout blancs ou jaune pâle d'ailleurs. Shigeru connaissait leurs espèces par coeur et leur donnait des noms, chacun le sien bien respectif, mais depuis qu'il était là, il ne s'était pas encore décidé à en faire la chasse. Ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée d'ailleurs, de s'y mettre tantôt. Quelques papillons éthérés sur un mur pour le blanchir ou le colorer un peu, ça manquait dans cet appartement si vide et si sombre qui faisait peur à Shigeru, qui lui donnait tellement l'impression d'être loin de sa vraie maison. Prendre l'habitude était décidément une chose difficile pour un petit gars comme lui qui n'avait jamais connu qu'une vie... Pourtant l'être humain s'habitue généralement assez vite, tant bien que mal... Mais Shigeru était Shigeru, romantique de caractère, et donc avec un petit goût d'éternité comme tous les romantiques. Un vrai enfant, une vraie petite fille... Ou du moins, une petite chenille. Une petite chenille qui rampait encore, loin d'être aussi libre que tous ces papillons.

Enfin, le quartier riche dans lequel le jeune garçon avait dû s'installer depuis quelques temps était plutôt agréable tout de même, il fallait l'avouer. Il y avait bien ce côté pompeux, propre, peigné ou tout autre qualificatif orné d'un P prétentieux qui sied tellement de coutume aux rupins, et auquel Shigeru avait aussi été habitué toute sa vie, qui donnait bien un petit aspect d'"à la maison" ou de "comme chez moi" qui se laissait tout doucement apprécier... Caresser, en faisant le dos rond, comme un animal de compagnie dont l'élevage comme il se doit a coûté une fortune et qui est là, à tournicoter autour de son riche maître pour parfaire son luxe, le plaisir de posséder un être vivant de surcroît fidèle et aimant. L'impression d'un adorable petit chat qui miaule d'affection pour son maître ou d'un petit toutou qui sautille de joie dès que vous êtes là et vient vous faire la cour, voilà ce à quoi faisaient penser à l'instant présent ces maisons bien rangées, ces somptueuses résidences, cette lumière solaire sans accroc, cette belle journée, les quelques feuilles vivantes ou non, les quelques fleurs volantes ou non, dont Shigeru savourait amoureusement la vue pour se convaincre qu'il n'était pas si malheureux ici. Bon... C'était vrai que ce n'était plutôt pas mal, non...?

Donc, Shigeru s'offrait une promenade sans autre but que se rassurer et profiter de la Sainte Nature qu'il aimait tant rien qu'à voir. La respectait-il, faisait-il corps avec elle? Au final, on s'en fiche, il aimait ça, et ça lui suffisait de le savoir, de se le répéter comme une petite conviction d'enfant persuadé de s'être trouvé une passion pour la vie. L'enfant en question se promenait d'un pas tantôt lent, tantôt sautillant, serein en tout cas, revigoré, tout en traçant sur le sol satiné du bout de ses chaussures qui avaient elles aussi dû coûter une petite fortune des formes irrégulières, des dessins de la forme de feuilles, d'escargots, de tresses de jeune fille, de rien, de l'Inspiration qu'offrait ce petit moment de calme et de sérénité. Shigeru espérait au moins que les gens de ce quartier riche étaient à la hauteur de ce quartier lui-même vu de l'extérieur, accueillants, rassurants. Les jeunes filles d'Ouran, au moins, d'Ouran ou d'ailleurs, d'ailleurs, étaient adorables, aussi adorables que la vue rassurante de ses chères soeurs bien-aimées qui lui manquaient tant. C'était déjà tellement bon à savoir, de savoir que l'on était entouré d'honnêtes jeunes filles, d'honnêtes jeunes femmes du monde toujours prêtes à aider. La gent masculine, Shigeru en avait toujours peur en revanche, comme on a peur de l'inconnu... Mais silence. Voici que passait quelqu'un qui fit s'interrompre Shigeru dans l'un de ses étranges dessins tarabiscotés tracés sur la terre douce et claire. Le petit releva la tête d'un air surpris qui lui allait à ravir, mignon comme tout mais extrèmement juvénile aussi, afin de voir quelle était cette personne qui approchait par l'allée et dont il avait perçu les pas.

...Hon...?
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